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Kitano par lui-même

« Je suis venu au cinéma un peu comme on vient on monde. Par hasard. À l’âge de quarante-trois ans. Je ne peux pas dire que le cinéma soit une passion. C’est seulement vers douze ou treize ans que j’ai pris conscience que le cinéma existait. »
Kitano Takeshi – Kitano par Kitano, Grasset.
Kitano le réalisateur, Takeshi l’animateur.
Derrière un visage abîmé se cache ainsi deux personnalités aux antipodes l’une de l’autre. Le premier s’est fait connaitre à l’étranger par ses longs-métrages et son jeu d’acteur, le second est très populaire au Japon grâce à ses spectacles comiques (manzai) et ses émissions de télévision déjantées. Personnage intriguant, rarement dans la norme, l’homme fascine et étonne : salué par la critique du septième art (Lion d’or et d’argent à Venise pour Hana-Bi et Zatoichi, prix de la critique au Festival du film policier de Cognac pour Sonatine) il est également décrié pour ses jeux télévisés d’une qualité très variable.
Si je vous parle du cinéaste, l’un des plus connus en dehors de l’archipel avec Kurosawa, Miyazaki, Ōshima ou encore Ozu, c’est à l’occasion de la sortie de son « autobiographie », Kitano par Kitano. Pendant quatre ans, l’artiste va se livrer à une quarantaine d’entretiens avec Michel Temman, journaliste français et correspondant au Japon pour Libération et Ouest-France. L’occasion de découvrir un personnage vraiment à part à travers 300 pages.

Car jusqu’à présent, je connaissais peu Kitano. Ma première rencontre avec le cinéaste fut au début des années 2000, avec le choc Brother. Encore aujourd’hui, le film reste d’ailleurs mon préféré, loin devant tous les autres. Cela peut sembler assez paradoxal dans la mesure où Brother a finalement reçu un accueil mitigé, que ce soit par les critiques ou les spectateurs. Pourtant, je reste subjugué par ce long-métrage. Allez comprendre… c’est peut-être parce qu’il a été justement le déclencheur qui m’a fait découvrir Kitano. Tout simplement.
Curieusement, Brother est également le seul film du réalisateur qui ne se déroule pas au Japon, mais aux États-Unis. L’histoire s’intéresse à Yamamoto, un yakuza forcé à l’exil après avoir refusé de se soumettre à un clan adverse. Il part donc à Los Angeles rejoindre son demi-frère Ken, mais au lieu de se ranger Yamamoto va commencer à fonder sa propre famille de gangsters… au risque de se heurter à d’autres bandes déjà en place.
Par la suite, j’ai commencé petit à petit à m’intéresser à ses autres films. C’est sur les conseils d’un ami que j’ai découvert tour à tour Hana-Bi, Sonatine et Violent Cop. Et je dois dire que la toute première fois, je n’ai apprécié que très modérément. Et pour cause, Takeshi Kitano a rapidement fait du plan-séquence une de ses marques de fabrique. Alors forcément, quand on est pas vraiment préparé, ça a de quoi surprendre. Et puis lorsqu’on est plus jeune, ce n’est pas forcément ce que l’on recherche au cinéma !
Il m’aura donc fallu un peu de temps avant d’apprivoiser le style de Kitano. Sauf peut-être pour Zatoichi, un long-métrage de chanbara qui d’ailleurs n’emprunte au genre que le nom : le film s’éloigne assez largement des codes du genre, et surtout de la figure populaire du masseur aveugle. Il n’empêche, cela a été un gros succès commercial à l’étranger comme au Japon. Incontestablement, Zatoichi est l’un des films que j’apprécie le plus du réalisateur.
De toute sa filmographie en tant que réalisateur, j’ai désormais tout vu. Sauf ses trois derniers films : Takeshis’ (タケシズ), Glory to the Filmmaker ! (監督・ばんざい!) et Achilles and the Tortoise (アキレスと亀). Cela ne saurait tarder. Cependant, j’appréhende un peu de les découvrir depuis que j’ai lu les commentaires de Kitano à leur sujet… visiblement, cette trilogie semble s’inscrire vraiment à part dans l’œuvre de cinéaste. Une sorte de catharsis pour ne pas se laisser griser par le succès ? Je verrai bien.
Je pourrais sans doute continuer longtemps à épiloguer sur les films de Kitano. Mais ce serait réduire son « autobiographie » à un seul aspect du personnage. Car Kitano, c’est avant-tout un fameux humoriste de manzai (c’est de là que vient son surnom Beat Takeshi, suite à sa collaboration fructueuse avec Kiyoshi Kaneko – Beat Kiyoshi – dans l’humour) et un homme de TV. Pas moins de huit émissions hebdomadaires sont organisées et animées par Kitano.
Au final, si vous appréciez le cinéaste et que vous souhaitez découvrir le personnage au-delà de ses films, Kitano par Kitano pourrait bien être un choix judicieux (d’un autre côté, il ne me semble pas qu’il existe une pléthore de livres à son sujet… du moins en France !).
Photo : Takeshi Kitano – CC BY-NC-ND geirf
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Tokyo Sanpo – pérégrinations japonaises

C’était en 2006. Alors que sa compagne décrochait un stage de six mois à Tōkyō, Florent Chavouet décidait de mettre sa vie occidentale entre parenthèses pour la suivre. Et plutôt que d’errer béatement dans les rues japonaises, le jeune homme décida de s’armer de crayons et de papier pour croquer la vie locale et le quotidien des Japonais. De son escapade, Florent aura finalement compilé 200 pages de dessins dans un recueil, Tōkyō Sanpo.
Contrairement à ces nombreux guides et livres qui cherchent à nous plonger dans l’univers nippon, Florent Chavouet fait tout le contraire. C’est à travers ses yeux d’occidentaux qu’on (re)découvre le Japon. Un regard à la fois étranger et fasciné. Un peu comme un touriste qui s’émerveillerait devant un panneau de signalisation écrit en japonais. Un bête élément du décor mais qui soudainement devient presque un objet de vénération pour le passionné.
D’ailleurs, ce livre ravira surtout ceux qui ont déjà eu l’occasion de se rendre au Japon. Car au fil des pages, on se voit revivre certaines situations qu’a connu l’auteur ou redécouvrir certains lieux. Un peu comme deux initiés qui échangeraient leurs expériences sur un voyage. Et comme l’auteur ne parle pas particulièrement japonais, on s’identifie d’autant plus vite à ses aventures urbaines.

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11 septembre – la théorie du com…promis
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Semicontrolled Demolition – CC BY-NC XKCD
Suite aux attentats du 11 septembre 2001, deux grandes théories sont apparues pour expliquer la chute des tours. La première est la thèse officielle – et communément admise par la plupart des individus -, soutenue par le gouvernement américain. L’attaque a été perpétrée par des terroristes islamistes.
L’autre piste est la théorie du complot, visant à prouver que le gouvernement de l’époque a participé de près ou de loin à la destruction des tours, en plaçant notamment des explosifs à certains étages. Cela afin de justifier les guerres d’Afghanistan et d’Irak, entre autres.
XKCD a décidé de choisir la troisième voie, en développant la thèse du compromis : oui, le gouvernement a bien envoyé de faux avions sur les tours, pour ensuite simuler un choc à même de les détruire. Or, en réalité des bombes ont fait sauter la tour nord. Mais, au même moment un complot dirigé par les terroristes a pulvérisé la tour sud. Quelle terrible coïncidence ;-) !
Bien vu !
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Maus. La Shoah vue par Art Spiegelman

Maus – Art Spiegelman – CC BY-NC-ND Ardesia
Des amis ? Tes amis ? Enfermez-vous tous une semaine dans une seule pièce sans rien manger… Alors tu verras ce que c’est, tes amis…
C’était une bande-dessinée que je voulais avoir depuis longtemps. Non pas parce qu’elle a reçu le prix Pullitzer 1992, mais à cause du thème abordé : la Shoah, l’extermination programmée des Juifs. On dit souvent que la Mémoire de l’Holocauste est fatiguée, usée d’être sans cesse évoquée d’année en année. Moi-même, sans doute étais-je las des témoignages, des récits, du devoir de mémoire.
Or, l’œuvre d’Art Spiegelman a cet avantage de plonger simplement le lecteur dans ce que furent les années 30-40. Traduite en dix-huit langues, la bande-dessinée aborde deux histoires : la déportation du père de Spiegelman, et les relations conflictuelles entre l’auteur et son père. Relations affectées justement par la nécessaire transmission de l’héritage, de ce fardeau. Près de 270 pages vraiment bouleversantes.
Intelligemment, Art Spiegelman a choisi d’utiliser le monde animal pour raconter le témoignage de son père. Chaque peuple est ainsi représenté par une espèce animale : les Juifs sont représentés par des souris (‘Maus’ signifie ’souris’ en allemand), tandis que les Allemands sont dessinés sous forme de chats. Plus loin, on découvre qu’Art esquisse les Polonais en cochons, les Américains en chiens et les Français en grenouille.
La souris est chassée par le chat, mais le chien chasse la souris… ce zoomorphisme tombe finalement sous le sens, puisqu’elle est un écho assourdissant aux images de propagande nazie de l’époque : les Juifs étaient justement représentés en souris et les Polonais comme des cochons. Dès lors, la force de la BD en est renforcée.
J’ai beau avoir une connaissance convenable de ce sanglant épisode, je reste toujours frappé de la déliquescence humaine : les déportés se désolidarisent les uns aux autres, chacun luttant pour survivre. C’est la fin des anciennes amitiés, des vieilles solidarités : Vladek Spiegelman, le père d’Art, nous montre la déshumanisation croissante, que ce soit dans les camps ou lors des pogroms.
Une bande-dessinée à découvrir.

Maus, by Art Spiegelman – CC BY johnjack
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Al-Qaida : Manuel pratique du terroriste

Ce document, est la version française d’un manuel d’entraînement trouvé en Angleterre, à Manchester, en mai 2000, par des enquêteurs britanniques au cours d’une fouille opérée au domicile d’un membre présumé d’Al-Qaida. Il est fascinant à plus d’un titre. Écrit sans fioritures de style, il décrit méthodiquement, de manière presque clinique, en dix-huit leçons, comment se fondre dans le paysage d’un pays occidental, échapper aux poursuites, recruter, recueillir de l’information, fabriquer de faux papiers, détruire, commettre des attentats, fabriquer des poisons, assassiner, résister aux interrogatoires, s’évader, libérer des frères capturés, le tout au nom du jihad « contre les régimes athées et apostats » peuplés « d’infidèles »…
En décrivant comment doit se conduire le parfait terroriste, ce manuel constitue une illustration unique de l’état d’esprit général de la mouvance islamiste radicale. En effet, ceci n’est pas un texte de plus sur Al-Qaida, ni un discours d’Al-Qaida à des fins de propagande, c’est Al-Qaida elle-même, dans sa parole la plus secrète : voilà comment les jihadistes de la Base parlent et se parlent. Dans leur violence la plus crue. Assez bien repéré dans le monde anglo-saxon grâce à Internet, le Manuel de Manchester est peu connu dans le monde francophone.
Nous avons décidé de le mettre à la disposition de ce public au nom du principe qui veut qu’on ne se défende efficacement contre un péril que si l’on en comprend la nature.
S’il y a bien un « genre » littéraire que je n’avais jamais exploré jusqu’à présent, c’est bien la famille des livres subversifs. Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui manquent. Tenez, avec l’affaire des sabotages des caténaires en 2008, le fameux ouvrage L’insurrection qui vient est revenu en force sur le devant de la scène. Au point de donner des sueurs froides à un présentateur tendance néo-con(servateur) de la chaine Fox News.
Mais si ces 125 pages rédigées par ce mystérieux Comité Invisible ont fait polémique en s’attachant à expliquer comment et pourquoi cette fameuse « insurrection qui vient » apparait comme inévitable et nécessaire, elles n’agiteront sans doute pas les foules autant que ce brûlot publié par André Versaille. Car Al-Qaida : Manuel pratique du terroriste est loin d’être un ouvrage fantaisiste.
Ici, point de propagande religieuse, point de discours théorique ou de manifeste politique. Le contenu du livre est clairement orienté vers l’efficacité, le pragmatisme et l’action. Comme l’explique l’éditeur, il ne s’agit pas d’un livre de plus sur Al-Qaida : il s’agit d’Al-Qaida. Dans son apparence la plus nue, la plus froide, la plus secrète. Mais, me direz-vous, d’où vient texte ? Et surtout, pourquoi le publier ? Cela ne va-t-il pas rendre service aux apprentis candidats au suicide ?
Personne ne sait qui a écrit ce livre. Il a été découvert en mai 2000 par des enquêteurs britanniques dans la planque d’un membre présumé d’Al-Qaida, An as Al-Liby, plus connu sous le nom de Nazih Al-Raghie. Ce dernier est notamment suspecté d’avoir été impliqué dans les attentats contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya. Le livre est manifestement assez ancien, datant des années 90 sans doute, car il n’évoque à aucun moment Internet. Or, au regard des objectifs du livre, il aurait été étrange de faire l’impasse sur le plus global des moyens de communication.
Quant à l’intérêt de publier un tel ouvrage… j’aurais bien rétorqué que la France autorise la publication de Mein Kampf sous certaines conditions, mais la réponse aurait été sans doute trop courte. Tout comme les écrits d’Hitler qui sont désormais systématiquement assortis d’un texte de mise en garde, Al-Qaida : Manuel pratique du terroriste compte également une longue préface d’une trentaine de pages rédigées par Arnaud Blin, un politologue spécialisé dans le terrorisme. Ainsi, le livre n’est pas livré à froid au lecteur, mais est méthodiquement analysé et commenté.
Ensuite, l’autre raison qui a motivé l’éditeur de publier ce livre est en fait liée à son objet : le terrorisme. C’est bien parce qu’il s’agit de terrorisme qu’il fallait le publier. Le but d’un terroriste est d’instaurer la peur et la terreur en employant la violence délibérée à des fins politiques. Moins on cerne le terroriste, plus il semble être entouré d’une aura inquiétante, menaçante. Or, pour lutter contre cette guerre psychologique, la meilleure chose à faire est de comprendre le terroriste. En décryptant son raisonnement et sa façon de « travailler ». En se familiarisant avec lui. Comme l’explique André Versaille : on ne se défend efficacement contre un péril que si l’on en comprend la nature. Et puis de toute façon, les vrais terroristes n’ont pas attendu ce livre pour sauter le pas : soit ils l’ont déjà lu, soit ils sont déjà formés.
Enfin, dernière précaution, le filtrage du contenu. Si personnellement, j’aurais souhaité que le texte intégral soit publié en français, je comprends bien la position délicate de l’éditeur fasse à certains passages du manuel : fabriquer une bombe, composer un poison, savoir frapper mortellement un homme… si la plupart des lecteurs n’auront aucune envie d’appliquer ces « guides », le risque est néanmoins réel de voir quelques imbéciles céder à la tentation de mettre tout ça en pratique. Et les imbéciles, il faut savoir parfois les tenir à distance.
Dix-huit leçons composent le livre :
- 1. Introduction générale
- 2. Qualités nécessaires pour les membres de l’organisation
- 3. Finances et faux documents
- 4. Bases militaires de l’organisation – Appartements et caches
- 5. Moyens de communication et de transport
- 6. Entraînement
- 7. Armes : mesures à prendre lors de leur achat et de leur transport
- 8. Sécurité des membres
- 9. Plan de sécurité
- 10. Les opérations spéciales tactiques
- 11. Espionnage : recueillir des informations en utilisant des méthodes légales
- 12. Espionnage : recueillir des informations en utilisant des méthodes clandestines
- 13. Écriture secrète, cryptogramme et codes
- 14. Enlèvement et assassinat avec fusils et pistolets
- 15. Attentats à l’explosif
- 16. Assassinat au poison et à l’arme blanche
- 16. Interrogatoire et enquête
- 17. Prisons et centres de détention
Terrorism. Serious business.
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La Bataille Hadopi

Hadopi a fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps, et en fera couler encore beaucoup dans les semaines et les mois à venir. Preuve en est, quarante auteurs* réunis au sein d’un collectif ont pris la plume pour nous dessiner les contours d’une loi qui est devenue un véritable symbole de l’état de notre société face à la révolution Internet.
Si je vous en parle, c’est pour une raison toute simple : le livre sera accessible gratuitement et librement (licence Creative Commons BY-SA et licence Art Libre) sur Internet au format PDF sur le site de l’éditeur, InLibroVeritas.
Cependant, trois versions payantes – collector – sont disponibles à la vente pour les plus fortunés, motivés ou tout simplement pour ceux souhaitant soutenir la cause des opposants à la loi Hadopi. Car en effet, l’intégralité des gains sera reversé à la Quadrature du Net, le fameux collectif Internet spécialisé dans la veille des droits numériques et des dérives législatives à l’heure de l’Internet.
- La version Bronze (9 €) : petit format, A6 (10×7,5cm), papier ordinaire et couverture non pelliculée imprimée avec un effet bronze. Accompagné d’un marque-page Bronze ;
- La version Argent (19 €) : format A5 (15×21cm), papier supérieur 90gr, couverture pelliculée imprimée avec un effet argent. Accompagné d’un auto-collant et d’un marque page Argent ;
- La version Or (49 €) : format A5 (15×21cm), papier haute qualité couché moderne demi-mat. Couverture gaufrée et verni mat imprimée avec un effet or. Le livre sera vendu avec un T-Shirt « La bataille Hadopi » ; un CD contenant un documentaires, des enregistrement de conférences, des ressources numériques, le livre en version pdf et page-flip et widgets ; un autocollant ; une carte postale ; les trois marques pages Bronze, Argent et Or, des flyers a distribuer (cliquez sur l’image pour agrandir). Livre en édition limitée a 1 000 exemplaires numérotés.
Je ne veux nullement vous forcer la main ; néanmoins, dans la mesure où le livre sera disponible librement et gratuitement, n’hésitez pas à vous le procurer, à le lire et surtout à en parler aux individus intéressés par ces problématiques (inutile de perdre son temps avec un individu buté et borné ;-p).
Le quatrième de couverture :
« La bataille Hadopi » dessine les prémices d’une guerre qui ne fait que commencer. La Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet est devenu plus que l’acronyme d’une propagande, c’est désormais un symbole. Le symbole d’une entreprise de contrôle des techniques et des usages d’Internet.
Les technologies numériques sont en effet au cour de nos vies : apprentissage, échange, travail, amour, participation démocratique…, nos sociétés sont transformées de fond en comble. Nous sommes aujourd’hui tous acteurs de ce bouleversement, dont le point nodal est la liberté d’expression et la liberté d’acces a Internet. Blogs, réseaux sociaux et autres sites participatifs sont désormais au centre du processus démocratique, et du plein exercice de la citoyenneté.
Face a l’autodiffusion et l’autopromotion sur Internet d’artistes talentueux dans tous les domaines de l’Art (musique, cinéma, littérature, art plastique…) on nous oppose l’image stéréotypée du « pirate », alors que nous sommes de plein pied dans les nouvelles pratiques de contribution et dissémination des ouvres en libre échange, basées sur le modele du copyleft.
La guerre déclarée pour contrôler Internet se mene en France, en Europe et dans le monde. Le syndrome Hadopi le montre parfaitement, les lobbies menés par les industries culturelles prennent prétexte de la défense de la création pour transformer Internet en minitel, et imposer une société fondamentalement injuste ou le partage serait criminalisé.
La loi Hadopi élude les questions de rémunération des auteurs, propose un arsenal de répression couteux qui ne rapportera pas un centime supplémentaire aux créateurs et plongera l’internaute dans une insécurité juridique totale. Les propositions visant a améliorer les revenus des artistes et garantir le respect des droits fondamentaux des internautes a l’heure du numérique, auront été portés par les Anti-Hadopi : la Licence Créative ou le Mécénat Global.
Hadopi est un sujet complexe et vaste, recouvrant de nombreux domaines. C’est pourquoi un collectif de 40 auteurs qui se sont opposés a la loi Hadopi, Hommes et Femmes : politiques, sociologues, enseignant, militants associatifs, journalistes, artistes, auteurs, juristes, poetes, a décidé de participer a la rédaction de ce livre.
Cet ouvrage, document sociologique et politique rare, vous propose leurs réponses, points de vue complémentaires et analyses ; il apporte des solutions concretes et une autre vision de demain. Loin de l’erreur Hadopi.
* Parmi les contributeurs figurent des femmes et hommes politiques, sociologues, enseignants, militants associatifs, journalistes, artistes, auteurs, juristes ou encore poètes :
Pierre Aidembaum, Philippe Aigrain, Eric Aouanès, Jacques Attali, Olivier Auber, Benjamin Bayart, Martine Billard, Patrick Bloche, Jérôme Bourreau-Guggenheim, Jacques Boutault, Juan Paolo Branco Lopez, Jean-Pierre Brard, Sébastien Canevet, Guillaume Champeau, Laurent Chemla, Daniel Cohn-Bendit, Didier Guillon-Cottard, Nicolas Dupont-Aignan, Bituur Esztreym, Frédéric Fabi, Nicolas Gary, Alexandre Grauer & artistes/labels, Benjamin Jean, Francis Lalanne, Philippe Langlois, Collectif Libre-Accès, Alain Lipietz, André Malraux, Bruno Moguil, Antoine Moreau, Francis Muguet, Jérémie Nestel, Philippe-Charles Nestel, Joseph Paris, Mathieu Pasquini, Christian Paul, Marc Rees, Annick Rivoire, Maxime Rouquet, Benoit Sibaud, Michel Sitbon, Richard M. Stallman, Najat Vallaud-Belkacem et Jérémie Zimmermann.
Du beau monde, incontestablement.
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Au Japon, l’actualité se lit en manga

Las de vous coltiner l’actualité sur des supports pauvres graphiquement ?
NewsManga se propose de remédier à votre problème. À travers des histoires très courtes (deux planches tout au plus), le site retranscrit l’actualité sous forme de manga. Soutenu par différents auteurs dont les styles sont assez variés, NewsManga s’intéresse à l’actualité japonaise, internationale mais également thématiques, comme la high-tech (Windows 7, les smartphones…), le sport, l’économie, le social ou les divertissements.
Oh, j’allais oublier. C’est tout en japonais. Avec un peu de perspicacité, on arrive néanmoins à cerner le fil conducteur de ces mini-mangas, pourvu qu’on s’intéresse un minimum à l’actualité ;-). Ca change des caricatures à la française ! Encore que, j’aime beaucoup les patates de Martin Vidberg :-).
On en parle
- LuD-up dans Nujabes
- nocomment dans Nujabes
- Garc0n dans Les tifosis privés de match… par Heineken
- alexandre dans Être geek de la tête aux pieds
- Aurra Sing dans Kitano par lui-même
- Garc0n dans Internet et sa rupture
- Soren dans Perception des couleurs entre les hommes et les femmes
- Orange nous prend pour des pommes de terre ! dans Il y a Internet… et Internet !
- LuD-up dans Perception des couleurs entre les hommes et les femmes
- Aralas dans WoW Cataclysm : les statistiques profondément remaniées



