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mar
10

Internet et sa rupture

Space

Quand on partage un bien matériel, il se divise. Quand on partage un bien immatériel, il se multiplie.

Le 13 février dernier, Serge Soudoplatoff – chercheur en informatique – a tenu une conférence publique sur les vraies ruptures d’Internet à l’École Normale Supérieure. Pendant une petite quinzaine de minutes, il évoque la façon dont Internet révolutionne et densifie les rapports entre individus. Il suffit d’ailleurs d’apercevoir le compteur derrière lui pour prendre la mesure de ce bouleversement horizontal des interactions…

Une vidéo particulièrement passionnante, qui fait un tour d’horizon sur les différents domaines transformés par le réseau des réseaux : relations sociales, économie, connaissance, gouvernance…


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Photo : New Spaces – CC BY-NC-SA creativecaos86

mar
2

L’état d’Internet

Internet Stats

Les informations aussi peuvent être sexy. Preuve en est, Jesse Thomas a adapté en vidéo les statistiques récoltées par AIGA Baltimore. L’animation présente ainsi différentes données sur l’état d’Internet et du web dans le monde.


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Photo : capture d’écran de la vidéo

fév
24

Internet, c’est sympa.

I </3 Hadopi

Ils ont beau nous rabâcher à longueur de journée qu’Internet est à la fois le meilleur et le pire, jusqu’à présent les membres de la majorité se sont surtout employés à peindre un tableau particulièrement sombre du réseau des réseaux : pédo-pornographie, terrorisme, escroquerie, usurpation d’identité, piratage, vol de propriété intellectuelle. La liste est longue !

Certes, il y a quelques rares exceptions, comme le député UMP Lionel Tardy. Celui-ci a eu une véritable démarche parlementaire, en développant des arguments à la fois techniques et juridiques contre le principe de la riposte graduée. Il n’a pas eu ce comportement moutonnier qu’adoptent parfois de nombreux députés godillots (de gauche comme de droite d’ailleurs).


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Photo : I </3 Hadopi – CC BY-SA Sunfox

fév
22

De l’utilité de bien choisir sa photo de profil Facebook

Par Soren  //  The Internets  //  3 commentaires

Facebook photos

Choisir une photo de profil sur un site social est une tache bien plus compliquée qu’il n’y parait. En effet, c’est la première chose que les visiteurs retiendront de vous. Alors évidemment, mieux vaut choisir une image qui vous met en valeur et qui envoie le bon message plutôt qu’un cliché où vous êtes en train d’écluser tout l’alcool à votre portée. Question d’image, c’est le cas de le dire !

Sur le blog d’OK Cupid, plusieurs comportements sont passés en revue  : faut-il sourire sur la photo ? Doit-on se faire prendre en photo ou se prendre soi-même ? Faut-il montrer ses plus beaux atouts physiques (abdominaux pour les garçons, décolletés pour les filles) ? Peut-on faire une photo attractive sans montrer son visage ? À chaque fois, le blog propose une étude statistique complète sur l’impact que cela peut avoir sur les visiteurs. Et parfois, des différences notables surgissent entre les hommes et les femmes !

Par exemple, sur le sourire. Si de façon générale, sourire ne vous causera pas de tort (sauf si vous avez une dentition vraiment à part), ce n’est pas toujours la meilleure astuce. Pour les femmes, l’important se joue dans le regard. Séducteur, évidemment, et face-caméra, surtout. Car un regard séducteur qui n’est pas adressé à la personne qui regarde la photo aura très certainement l’effet inverse.

En revanche, les hommes ne devraient pas sourire et ne pas regarder la photo (il faut quand même qu’ils soient sur la photo hein ;-)). Selon OK Cupid, un regard distant, lointain, est beaucoup plus attirant qu’un homme souriant béatement à l’objectif. Mieux vaut avoir l’air affairé à autre chose. Et puis c’est toujours plus mystérieux. Et Dieu sait que les femmes aiment le mystère !

Contrairement à une idée reçue, se prendre soi-même en photo n’est pas signe de solitude. En effet, cela permet d’établir un premier point commun avec l’internaute qui regarde la photo : il est dans la même situation que lui, il galère pour faire une photo potable pour Facebook. Preuve en est, selon OK Cupid, le célèbre « MySpace Shoot » est devenu l’un des types de photos les plus prisés. Chez les hommes, cet intérêt est encore plus flagrant, et pour cause : l’effet contre-plongée dans le décolleté des femmes doit jouer.

D’ailleurs, en parlant de décolleté. Les femmes doivent-elles le montrer ? Absolument, répond OK Cupid. Et c’est statistique : les hommes adôôôrent apercevoir plus ou moins distinctement les attributs d’une femme. Évidemment, cela ne doit pas tourner à la vulgarité. Mais c’est efficace, même lorsque lesdites femmes atteignent un « âge avancé ».  OK Cupid note que les femmes plus âgées jouent moins de cette arme, alors qu’elle devient de plus en plus efficace. Attention cependant, au-delà de l’âge d’une MILF ou d’une cougar, le décolleté peut rapidement devenir malsain ;-).

Et pour les messieurs ? Là aussi, faire sauter la chemise peut payer. Mais jusqu’à 25 ans ou 26 ans, pas plus. Après, vous risquez d’être ridicule, même si vous avez encore le physique qui suit. Au-delà, mieux vaut la jouer différemment : prenez-vous en photo avec un épagneul dans les bras. Les filles devraient adorer (sauf si le chien vous lèche le visage et répand toute sa bave).

Dans un cas comme dans l’autre, si jouer du physique attirera l’attention, cela ne signifie pas pour autant que la conversation s’engagera. Les internautes viendront surtout regarder, mais ne seront pas enclins à laisser un message. Une solution pour remédier à ce problème serait de se prendre en train de jouer de la musique par exemple. Comme la guitare, l’instrument fétiche pour ce genre de photos. Et si vous jouez de la guitare avec un décolleté plongeant, alors là c’est le jackpot !

Quant à savoir s’il faut systématiquement montrer son visage. OK Cupid souligne que ne pas trop en dévoiler peut avoir ses avantages : cela provoque la discussion. Mais si vous faites le pari de ne pas vous révéler, encore faut-il que la photo reste attractive. Vous pouvez afficher une petite partie de votre corps, vous présenter dans une situation particulière ou en train de faire quelque-chose. L’important, c’est que la photo soit un prolongement de votre personnalité.

Sinon, autant ne rien mettre !

Photo : My social network – CC BY-SA Luc Legay

jan
11

Le monde selon Google

Google logo render
Google logo render – CC BY-NC-SA Mark Knol

Alors qu’Internet est devenu un phénomène de masse depuis maintenant vingt ans, personne ne peut nier le fait que les dix dernières années ont été placées sous le signe de Google. Au début de la décennie, Google n’était qu’un algorithme de recherche astucieux soutenu par quelques investisseurs prudents. Il lui manquait un PDG, une image de marque et un moyen de gagner de l’argent. Aujourd’hui, c’est un verbe, un empire technologique et une entreprise cotée en bourse dont la capitalisation approche les 200 milliards de dollars et qui dispose d’un trésor de guerre de 20 milliards.

[...]

en dix ans, Google s’est tout de même fait un nombre phénoménal d’ennemis. Et non des moindres. Microsoft. Amazon. Viacom. News Corp. AT&T. Tous les éditeurs et tous les journaux américains. Une liste impressionnante, pour deux types dont la grande idée au départ était de vous aider à trouver le texte du Discours de l’Union en quelques microsecondes. Quels secteurs vont-ils bouleverser au cours des prochaines années ? Vont-ils monter un fond d’investissement privé (hedge fund), comme Sergey Brin l’a récemment suggéré ? Vont-ils se lancer dans la prévision météo ?

Chris Thompson, Comment Google a pris le pouvoir – Slate (traduit par Sylvestre Meininger)

jan
1

01.01.10

Happy New Year 2010
Happy New Year 2010 – CC BY-NC-SA Vincent

Ce début d’année sera binaire, ou ne sera pas ;-).

Je ne suis pas friand des bonnes résolutions, mais je m’associe (évidemment !) totalement aux vœux formulés par Numerama quant à l’actualité numérique qui se profile déjà. Souhaitons l’abandon de projets législatifs nationaux ou internationaux (comme la Loppsi ou l’ACTA), la présence d’un juge judiciaire dans le processus de sanction de l’Hadopi ou encore la naissance d’un véritable ministère dédié aux NTIC et à la société de l’information.

En ce qui me concerne, je vous souhaite bien entendu une bonne année 2010… Et je vous souhaite tout ce que vous vous êtes souhaitez vous-même. Comme ça, c’est plus simple :-).

Au fait, aviez-vous jeté un œil sur les WHOIS des extensions de nom de domaine en .fr ? Regardez donc le WHOIS de Mind Overflow ;-). Un clin d’œil de l’AFNIC repéré par Korben.

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%% This is the AFNIC Whois server.   . o \_____  \   _  \   _  \/  __   \. o .
%%                                   o . o/  ____/  /_\  \ /_\  \___    /o . o
%% complete date format : DD/MM/YYYY . o /       \  \_/   \\_/   \/    / . o .
%% short date format    : DD/MM      o . \_______ \_____  /____  /__  /. o . o
%% version              : FRNIC-2.5  . o . o . o \/o . o\/ o . \/. o\/ o . o .
%%                                   o . o . o . o . o . o . o . o . o . o . o
%% Rights restricted by copyright.   .oOo.oOo.oOo.oOo.oOo.oOo.oOo.oOo.oOo.oOo.
déc
15

Les contenus à l’heure de l’abondance


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Si je suis convaincu que tous les contenus numériques sur Internet ont une vraie valeur, toute la question est de savoir s’ils ont un coût. Car à l’heure où la nature du numérique pose de nouveaux défis aux créateurs de contenus, toute la question est de savoir comment rétribuer convenablement les différents acteurs de ce nouvel écosystème. Cela concerne évidemment les artistes et les créateurs, mais également la presse en ligne.

À l’heure de l’abondance, il faudra créer une économie de l’abondance ou une économie du savoir. Mais essayer de transposer le concept de la rareté sur Internet est une chimère. On le voit bien avec l’explosion de services en streaming audio ou vidéo, légal ou non (Spotify, Deezer, AlloStreaming, MegaVideo, AlloSeven, AlloShare ou AlloSharing). À l’inverse, le peer-to-peer continue de se porter raisonnablement bien. Les sites disparus sont vite remplacés, les logiciels évoluent, les espaces se multiplient et se tapissent dans l’ombre.

L’offre d’un service de valeur devra être rétribuée. Cela ne veut pour autant pas dire que cela sonnerait le glas du gratuit ou du libre. Cependant, des modèles économiques doivent permettre de faire vivre tous ceux qui portent leur activité sur Internet. C’est une évidence. : « une infinité de copies potentielles pour un coût nul met par terre tout modèle de financement basé sur la rareté« .