Zelda – Ocarina of Time réorchestré sous licence Creative Commons

1/01/2010

OOT turns 10
OoT turns 10 – CC BY Hamish Duncan

Rares ont été les jeux qui ont véritablement révolutionné mon expérience de joueur. Grand admirateur de Nintendo devant l’éternel, j’ai possédé la plupart des consoles mises sur le marché… sauf la désormais regrettée Super Nintendo (SNES ou Super Famicom, pour les puristes). Et sans surprise, certaines licences m’ont plus marqué que d’autres : Mario Kart, Super Mario ou encore Zelda.

Parlons-en d’ailleurs, de Zelda. De toutes les suites imaginées par Shigeru Miyamoto, c’est bel et bien Ocarina of Time qui m’a foudroyé, un soir de Noël. Tout était alors parfait. L’univers riche et varié, les personnages attachants, les combats très bien pensés. Brillant, excellent, clé de voûte de toute la saga, Zelda était alors le meilleur jeu du monde.

Et si je vous en parle, c’est parce que la bande-son composée par Konji Kondo était tout aussi formidable. Or, la Team ZREO a créé la surprise en réorchestrant l’intégralité des morceaux d’Ocarina of Time. Et le plus génial dans tout ça, c’est que l’oeuvre finale est disponible en licence Creative Commons BY-ND 2.5, c’est-à-dire que vous avez le droit de « partager, copier, distribuer et de transmettre ce travail« , pourvu que vous en attribuez la paternité à Zelda Reorchestrated.

La seule limitation concerne l’intégrité du travail : pas d’altération, pas de transformation ou quoi que ce soit. Sauf si vous obtenez l’autorisation express de la Team ZREO, évidemment ! L’album, proposé en format MP3 échantillonné à 192 kbps, est disponible directement sur leur site, via des miroirs HTTP, des hébergeurs ou en fichier torrent (The Pirate Bay) ! Et si vraiment vous ne pouvez pas attendre, il y a toujours l’écoute en streaming ;-)…

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Les contenus à l'heure de l'abondance

15/12/2009


- Visualiser au premier plan -

Si je suis convaincu que tous les contenus numériques sur Internet ont une vraie valeur, toute la question est de savoir s’ils ont un coût. Car à l’heure où la nature du numérique pose de nouveaux défis aux créateurs de contenus, toute la question est de savoir comment rétribuer convenablement les différents acteurs de ce nouvel écosystème. Cela concerne évidemment les artistes et les créateurs, mais également la presse en ligne.

À l’heure de l’abondance, il faudra créer une économie de l’abondance ou une économie du savoir. Mais essayer de transposer le concept de la rareté sur Internet est une chimère. On le voit bien avec l’explosion de services en streaming audio ou vidéo, légal ou non (Spotify, Deezer, AlloStreaming, MegaVideo, AlloSeven, AlloShare ou AlloSharing). À l’inverse, le peer-to-peer continue de se porter raisonnablement bien. Les sites disparus sont vite remplacés, les logiciels évoluent, les espaces se multiplient et se tapissent dans l’ombre.

L’offre d’un service de valeur devra être rétribuée. Cela ne veut pour autant pas dire que cela sonnerait le glas du gratuit ou du libre. Cependant, des modèles économiques doivent permettre de faire vivre tous ceux qui portent leur activité sur Internet. C’est une évidence. : « une infinité de copies potentielles pour un coût nul met par terre tout modèle de financement basé sur la rareté« .

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