Dieudonné ne le savait que trop bien. En invitant Robert Faurisson à monter sur la scène lors de son spectacle du 28 décembre, il est parvenu à se repositionner à nouveau au cœur de l’actualité grâce à la machine médiatique, diffusant un peu plus ses opinions pour le moins critiquables. La question qu’on se pose dès lors : jusqu’où ira-t-il ? Depuis l’inénarrable sketch diffusé sur France 3 lors de l’émission de Marc-Olivier Fogiel, le parcours récent de Dieudonné prend une tangente pour le moins incompréhensible… ou dangereuse. Ses nombreuses prises de position condamnables, le parrainage de son fils par Jean-Marie Le Pen, sa visite lors de la fête des Bleu-Blanc-Rouge, sa (nouvelle ?) amitié avec des personnages comme Alain Soral… sa page Wikipédia contient plus d’éléments polémiques que de contenu traitant de sa carrière d’humoriste, c’est dire !

M’enfin là, Dieudonné qui invite la personne la plus infréquentable, la plus sulfureuse, la plus honnie de France, fallait le faire. Car Robert Faurisson est une figure du révisionnisme et du négationnisme. Une figure historique. Tout content du retentissement que cela aura dans les médias, le souriant Dieudonné lui fait remettre par un assistant déguisé en prisonnier frappé de l’étoile jaune le “prix de l’infréquentabilité“. Dieudo prenait quand même un risque, celui du dérapage de son invité, trop content d’avoir un public acquis à sa cause ( “A mort les sionistes“, “Faurisson président” … ). Il n’en sera rien, Faurisson restant dans la légalité, comme le suggère Serge Klarsfeld dans un entretien au Figaro.

On notera enfin que dans le public se trouvait Jean-Marie Le Pen et sa famille, la militante pro-palestinienne Ginette Skandrani et le militant radical noir Kemi Séba, de la fameuse tribu Ka.

Clap, clap, clap…

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