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Si vous ne voulez pas qu’on le sache, mieux vaut encore ne pas le faire

Comment le porno a changé le web

Publié par Soren le 9 janvier 2009

porn mode

Finalement, en y réfléchissant bien, Internet doit tout au porno. C’est vrai, sans le X, est-ce que le web aurait connu pareil développement ? Sans doute que non, du moins c’est l’opinion qu’on se fait à la lecture d’un article publié sur PC World : Thank you porn ! 12 ways the sex trade has changed the web. Alors d’accord, l’industrie pornographique n’a pas amené que des bonnes choses avec elle : si le paiement en ligne, le streaming ou encore le haut-débit sont à mettre à son crédit, à l’inverse des pommes pourries se sont glissées dans le lot : au hasard citons les pop-ups, le spam ou encore une pléthore de logiciels malveillants. Petit tout d’horizon :

1 - Le paiement en ligne : Ebay, Amazon, PayPal… ces noms ne vous sont pas étrangers, et pour cause ce sont de célèbres sites d’achat ou de paiement en ligne. Hé bien à l’origine, c’est un certain Richard Gordon qui a la bonne idée d’inventer le paiement en ligne par carte de crédit dans les années 90. Déjà à l’époque les internautes étaient prêt à débourser quelques dollars pour voir les ébats de Pamela Anderson et Tommy Lee. C’était le temps des premières sex-tapes des célébrités. C’était les années 90. À l’époque, le porno en ligne génère plus d’1,3 milliards de dollars. En 2006, ce chiffre a presque doublé pour flirter avec la barre des 3 milliards.

2 - Le spam : qui n’a jamais reçu de mails proposant d’élargir votre pénis ou d’acheter des kilos de viagra, le tout sous l’assentiment de docteurs tous plus douteux les uns que les autres ? Alors d’accord, le spam n’a pas été inventé par l’industrie du sexe, il n’empêche, une grosse partie des spams tourne surtout autour de ces thématiques là, bien avant les casinos en ligne, le poker ou les divers jeux d’argent sur le web. Et ils deviennent toujours plus futés pour traverser les barrières.

3 -Le streaming : si je vous dit vidéo diffusée en streaming (flux continu), vous pensez tout de suite à YouTube, DailyMotion, YouPorn et tant d’autres. Là encore, tout comme le paiement en ligne, le streaming s’est développé également grâce au soutien sans faille de l’industrie pornographique. Bon, à l’origine c’était pas des vidéos d’une grande qualité, la plupart du temps, c’était des photos qui défilaient à un rythme continu. Une autre époque. Désormais, on peut heureusement faire autre chose avec le streaming, comme suivre les élections américaines en direct sur MSNBC.

4 - Les logiciels malveillants : l’industrie pornographique a également changé le web à travers ces petits logiciels néfastes qui se nichent dans les tréfonds de votre ordinateur. Spywares, malwayres, trojans et autres saloperies peuvent dire merci au X. Souvenez-vous, les premiers sites pornographiques proposaient de télécharger un “kit de connexion” pour accéder à du contenu encore plus fou. C’était l’époque de l’insouciance ou on croyait qu’avec ces logiciels, on pourrait aspirer des photos et des vidéos par milliers. Les temps ont bien changé d’ailleurs, maintenant le risque d’infection s’est étendu bien au delà de la “zone rose” d’Internet.

Japanese pornography

5 - La visioconférence : vous n’avez jamais entendu à la radio ou lu dans un magazine ces publicités proposant des discussions privées coquines au téléphone ? Pendant longtemps, pour nourrir ces fantasmes les plus fous, il fallait avoir une imagination débordante, se représenter l’interlocutrice (ou l’interlocuteur, c’est selon) au son de sa voix. Et puis Internet est arrivé, avec les premiers “chats vidéo” (vidéochat ? J’ai jamais su le terme exact) et là, forcément, avec le son et l’image… hein ? Pas vrai les mecs ? On se comprend ;P.

6 - Les pop-ups : rentrer dans un site pornographique il y a quelques années, c’était d’abord fermer 75 fenêtres surgissantes de toutes les tailles et de toutes les couleurs qui vous sautaient littéralement à la gueule. L’époque n’était d’ailleurs pas forcément encore au haut-débit, alors la bande-passante tournait de l’œil à chaque fois qu’on voulait s’accorder quelques minutes de “divertissement personnel”, en espérant qu’aucun proche ne déboule dans la pièce. Heureusement, l’époque est maintenant aux logiciels libres comme Firefox et aux plug-ins anti-pop-ups (Ad Block Plus pour ne citer que le plus célèbre).

7 - L’ADSL : si vous avez eu Internet dans les années 90 ou dans les toutes premières années du nouveau millénaire, vous avez forcément subi le douloureux son du modem 56k qui se connectait à Internet. Et ce bruit ignoble était souvent associé à autre chose : l’attente. Oui, l’attente de voir cette foutue image en .BMP, .GIF ou .JPEG s’afficher ! C’était l’époque où l’on pouvait partir se faire un petit café avant de revenir sur l’ordinateur et de voir que la photo continuait de charger, bande par bande. L’industrie du porno a été salutaire sur ce coup, car avec l’arrivée des premières vidéos de plus en plus lourdes et la profusion de contenus pour adulte, il devenait clair que les débits ne pouvaient plus faire l’affaire. (Les mauvaises langues diront que c’est le bruit des modems V90 qui a accéléré le pas vers le haut-débit. Roooh).

8 - Le piratage des navigateurs : à une époque, je dépannais souvent des amis pour des détournements de navigateur web. En effet, en surfant sur des sites pas nets, mes copains avaient un problème récurrent : la page d’accueil de leur navigateur n’était plus… (j’aurais bien dit Google mais à l’époque c’était aussi Tiscali, Lycis, Altavista, Liberty Surf… une autre époque qu’on vous dit !) la même. Forcément, à l’époque les gens utilisaient principalement la version 5.0 / 5.5 d’Internet Explorer et avec les contrôles activeX, c’était une vraie passoire. Les navigateurs ainsi détournés proposaient de nouvelles pages d’accueil, de nouveaux moteurs de recherche et en chargeant et activant tout un tas de saloperies en arrière plan, bien souvent au nez et à la barbe de l’utilisateur. Par exemple, le propriétaire de la page recevait quelques centimes à chaque fois que sa page était affichée ou qu’un lien était cliqué…ce qui fait qu’à la fin, le bonhomme s’en mettait plein les fouilles.

9 - Optimisation du trafic : chercher à optimiser et monétiser son trafic n’est pas l’apanage des blogs ou des sites d’agrégation comme Digg, Reddit et compagnie. Une fois encore, c’est l’industrie du X qui a ouvert la voie à l’optimisation lors des recherches web afin, vous vous en doutez, d’attirer encore plus d’internautes. Ainsi, si quelqu’un s’inscrivait sur un site et finissait par le quitter, l’ancien abonné recevait un e-mail lui offrant un accès à trois autres sites -toujours du même réseau- pour le même prix s’il revenait.

10 - Le piratage des noms de domaine : après le piratage des navigateurs, on a également eu droit au piratage des noms de domaine. Appelé également le cybersquatting, l’industrie du porno cherchait à capturer dans ses filets encore plus d’internautes en se plaçant sur des mots-clés et des recherches populaires afin d’aspirer tout le trafic.  La bataille juridique autour du nom de domaine sex.com est un autre exemple qui a débuté en 1996. Cette année-là, Stephen M. Cohen avait falsifié des documents pour tromper Network Solutions pour s’approprier juridiquement cette adresse web. Après plusieurs années de procès, sex.com retourna finalement  en 2001 à son propriétaire légitime, Gary Kremen. Cinq ans après, Gary Kremen s’est finalement séparé de ce domaine, en tirant quand même un bénéfice de 14 millions de dollars lors de la vente.

Paris Hilton

11 - La 3G : l’internet mobile commence tout juste à s’installer que déjà l’industrie du porno se positionne pour générer encore plus d’argent. Et l’accroissement du contenu pour adulte a été encore une fois l’un des facteurs clés pour l’expansion de la 3G. Pour le terminal le plus connu, l’iPhone, il existe déjà plus d’un millier de clips pour adulte et quelques centaines de sites web compatibles avec le téléphone d’Apple. Les projections font état d’un marché de plus de 4,6 milliards de dollars en 2012…

12 - Paris Hilton : entre nous, franchement, QUI ne connait pas la ô combien célèbre sex-tape One night in Paris ? Je vais vous rafraichir la mémoire : c’est une fameuse vidéo où l’on découvre la riche héritière des hôtels Hilton dans le plus simple appareil en train de faire des galipettes avec son boyfriend de l’époque. Sans le soutien indéfectible (et la formidable promotion) de l’industrie du porno, aurait-elle été aussi connue ? C’est pas elle qui a placé sa vidéo sur une myriade de sites cochons… Et celui qui me dit que c’est grâce à son talent d’actrice, de chanteuse ou d’animatrice TV gagne un bannissement à vie sur ce blog ;P.

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Vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je dois résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres. Des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n’est pas mon cas, comme je disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu : et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… Je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens me disent “Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ?”, je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût de l’amour qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain qui sait ? Peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi...

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